Dates importantes de la vie de Bellevue

mardi 5 novembre 2013
par  Parlons-en !
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1957

A cette époque, un Brestois sur six vit encore en baraque. 80% des ouvriers travaillent à l’Arsenal. Une loi-cadre institue des Zones à urbaniser en priorité. L’équipe du député-maire Georges Lombard se prononce en faveur de la création d’une Zup dans sa ville. À l’époque, le bâtiment est en crise.

1958

Avant la Zup, c’est la première pierre de l’ensemble de Kerbernier qui est posée le 10 mai par Gaston Monnerville, Président du Conseil de la république. La ville de Brest et son Office HLM accueilleront dans 714 appartements, les premiers habitants de ces logements au confort moderne.

1959

Le collège scientifique, rue Duquesne, compte 200 élèves. L’établissement d’enseignement supérieur brestois est au centre-ville. En 1963, le collège part sur le plateau du Bouguen. Suivent le Collège universitaire littéraire, l’Université de médecine, l’Institut de droit et, en 1968, un institut universitaire de technologie.

1960 Un arrêté ministériel entérine la création de la ZUP. Bellevue en devient le centre principal avec les unités distinctes de Kergoat, Kerhallet, Le Bergot… Elle est conçue par l’architecte Henry Auffret. L’architecte souhaite en faire un projet humain et agréable, favorisant la mixité sociale. Les premières baraques sont démolies.

1963

Le 27 juin, le pont Schuman est édifié au-dessus du terrain du Moulin-à-Poudre. Cet espace de 180 ha, propriété de la Marine, est disponible. Le futur Brest II verra le jour à une vingtaine de minutes à pied du centre-ville. La première pierre de la ZUP est posée. On prévoit de loger 40 000 habitants dans cette « ville nouvelle ».

1966

Au début de l’année, 187 logements sont achevés, 1 280 sont en cours de construction. Deux ans plus tard, les 1 400 logements de Kergoat seront terminés. Le Supéco, première grande enseigne commerciale, arrive en 1967. Le collège de Kerhallet sera ouvert à la rentrée de 1969.

1969

Cette année-là voit le démarrage des travaux du parking souterrain de la future place Napoléon III. La Zup compte alors plus de 10 000 habitants. Mais, à cette époque, les travaux de construction de logements sont à la peine. Les particuliers qui en ont les moyens préfèrent, préfèrent, de leur côté, se tourner vers les nouvelles zones pavillonnaires.

1970

Le début de la décennie voit l’arrivée des services publics avec la réalisation de la mairie annexe, de la bibliothèque et de la Caisse primaire d’assurance-maladie (CPAM). Cette dernière est inaugurée le 3 avril 1971. À ceux-ci viendront s’ajouter par la suite les équipements de loisirs tels que le gymnase, une maison des jeunes et un centre social dont la création est impulsée en 1972.

1972

Aménagement des premiers espaces verts. À Raozoc pour le secteur de La Penfeld, à Kerguérec pour les quartiers de Kerhallet et de Quizac et à Toullic-ar-Ran en bordure de Kergoat. L’insuffisance des espaces de jeux et de loisirs fait partie des fortes doléances des habitants. Démarrage par ailleurs de l’ensemble pavillonnaire de Kerguérec, premier groupe HLM en accession à la propriété.

1973

Le 5 septembre, c’est l’inauguration, place Napoléon III, du nouveau centre commercial B2-Bellevue. Vingt-cinq commerçants indépendants ouvrent boutique dans le drugstore. Le concept, importé de Suède, est nouveau en France. La première patinoire ouvre la même année. En 1978, elle sera la deuxième patinoire en France en terme de fréquentation.

1974

Alors que la grogne monte depuis quelques années (hostilité aux grands ensembles, qualité de vie…), un foyer de contestation se cristallise rue d’Aquitaine. Les habitants du secteur dénoncent un sentiment d’isolement du fait du manque de voies d’accès. Le 9 mars, c’est par le biais d’une manifestation en famille que les habitants expriment leur désarroi.

1977

La Confédération syndicale du cadre de vie (CSCV) dénonce des problèmes rencontrés dans le secteur du Bergot. Les logements sont surpeuplés et les bâtiments victimes de malfaçons. Les habitants déplorent l’absence de centre culturel de proximité et le manque d’aires de jeux pour les enfants. Malgré cela, les loyers restent parmi les plus élevés du parc HLM de Brest.

1981

Après l’inauguration des nouveaux locaux du patronage laïque du Bergot, en 1980, dans le secteur de Kerhallet, on assiste l’année suivante, en 1981, à l’ouverture du Xénon, qui prend place dans la grande salle du centre social. Il s’agit d’une salle de cinéma art et essai, gérée par la maison pour tous de Pen-ar-Créac’h.

1982

En février, inauguration, avenue de Provence, du stade de foot Brest II. Le quartier, divisé sur le site d’implantation du terrain, compte 500 licenciés qui se répartissent entre le patronage laïque du Bergot, le Football club du Bergot et le Sporting club de Brest. À la mairie, Pierre Maille (PS) succède à Francis Le Blé, décédé le 23 juin.

1983

À 19 mètres au dessus de la Penfeld, le pont de la Villeneuve relie plus directement Bellevue et Saint-Pierre par la Cavale Blanche où s’implantera le futur hôpital. Le mandat Maille voit divers aménagements d’espaces verts au bas de la rue de Provence, à la pointe nord du Bergot, rue de Rennes. Apparaissent, à Kergoat, les premiers jardins ouvriers du quartier.

1986

Le centre social est mis à sac. Un événement qui n’est pas isolé et qui traduit le sentiment général. La précarité s’amplifie et avec elle, un sentiment de malaise social. Entre 1982 et 1990, le recensement fait état d’une baisse de 12% de la population de Brest II. La crise que l’on rencontre dans les grands ensembles, n’est pas seulement locale.

1987

Le 23 décembre de cette année-là voit la pose de la première pierre d’une salle de gymnastique à la place des baraques de l’école Quizac. Deux terrains de sport jouxtant la propriété de la Marine nationale viendront ensuite compléter l’offre de la rue de Provence. Durant la décennie. On assiste au déclin du commerce de la zone.

1988

À Brest, est mis en place cette année-là un referendum concernant la réalisation de deux lignes de tramway. L’une d’elles, orientée nord-sud, rapprocherait le quartier de Bellevue du centre-ville. Mais 80% des habitants de la Communauté urbaine de Brest (Cub) rejettent le projet.

1990

Fermeture des Nouvelles Galeries, un des piliers du centre de Bellevue. En perdant cette locomotive, le quartier perdait gros. Tandis que continuait à se poser la question du stationnement autour de la place Napoléon III. La surface vacante du « cube » sera rachetée par le supermarché qui en fera sa réserve.

1991

Le 11 septembre voit l’inauguration des travaux d’amélioration de l’ensemble commercial du Bergot. Ces travaux ont permis d’aménager un accès principal sur l’avenue de Tarente, d’améliorer par la même occasion les accès latéraux. La réalisation intègre même l’édification d’un kiosque...

1993

Le projet de création d’une zone d’aménagement concertée avec construction de logements et d’activités tertiaires, avenue de Tarente, est contesté par les riverains. A la place, l’aménagement se fera a minima, avec un aplanissement de terrain pour permettre la tenue du marché du jeudi et la création de parkings.

1994

La faculté qui porte le nom de Victor Segalen ouvre au centre de Brest. La nouvelle réalisation a pour effet de susciter le départ de nombreux étudiants en lettres et sciences sociales qui quittent Kergoat pour rejoindre le centre-ville. La fermeture des bars étudiants Le Troglodyte et Le Drinker suivra cette logique.

1996

Cette année-là voit la fermeture définitive du groupe scolaire Jean-Perrin. En signe de protestation, les parents « séquestrent » des élus. En 1999, l’école du Bergot subira le même sort. Entre 1980 et 1999, le nombre d’élèves inscrits dans les établissements publics de Bellevue a chuté de 50%.

2000

La ligne de bus nord-sud est sur les rails. Le projet de liaison rapide par bus entre la Cavale-Blanche et le port de commerce, via l’avenue Le Gorgeu et le quartier de Bellevue, est porté par la communauté urbaine de Brest. Cette ligne relie les grands équipements : hôpital, facultés, gares routière et SNCF. Des couloirs sont réservés au transport en commun et la fréquence de bus va augmenter.

2002

En septembre, François Cuillandre, maire, inaugure le Rïnkla Stadium. La patinoire remplace l’ancien équipement datant de 30 ans. D’un coût de 2,9 millions d’euros, cette salle olympique peut accueillir jusqu’à 1 500 spectateurs. De quoi satisfaire les 1 200 personnes qui peuvent évoluer en même temps sur les 1 800 m2 de glace. Les deux rencontres Albatros - Biélorussie ont affiché complet.

2003

Après l’implantation de la Trésorerie, de la mission locale et de la médiathèque autour de la place Napoléon III, une autre étape de la restructuration de cet ensemble - et plus particulièrement du centre commercial B2 est franchie en octobre. Il s’agit de l’inauguration du supermarché Champion. Avec lui, la surface commerciale passe de 1500 à 2030 m2

2006

Après un lifting démarré en 2003, la place Napoléon III est inaugurée par la communauté urbaine de Brest (Cub). Des bâtiments sont structurés en « mail » pour accueillir les commerces à l’entrée de la place. La dalle centrale est démolie. Le cœur de la place est destiné à faire à faire cohabiter piétons et voitures. Le nombre de places de stationnement passe à 200, soit 50 places supplémentaires.

La rénovation de Bellevue se poursuit dans le secteur de Kergoat. Commencés le 2 novembre, les travaux d’un coût de 900 000 € dureront six mois. La démolition de la supérette fera place à un nouvel aménagement des espaces publics, avec une rampe d’accès et une aire de stationnement. Cette opération permettra de redonner une vitalité à ce centre commercial de proximité.

2009

L’église Notre-Dame du Bouguen fête ses 40 ans. Ce drôle de triangle en bois et ciment trône au bord de l’avenue Le Gorgeu. Ses concepteurs avaient vu grand. Le chœur est homologué pour recevoir 1273 personnes. Ce sera l’occasion de mettre en lumière le triptyque peint par Jim Sévellec (1897-1971). À l’origine, l’œuvre était installée dans la première église-baraque.